Mercredi 28 septembre 2011: Budget 2012: austérité aveugle et injuste
en perspective
Le projet de loi de finances pour 2012 a été présenté ce matin en
Conseil des ministres puis devant la commission des finances de
l'Assemblée. Dans un contexte de dégradation historique des finances
publiques, d’explosion des inégalités et de rechute de la
croissance, le gouvernement ne prend pas la mesure de la crise et
propose une cure d’austérité sans précédent.
S’enfermer dans une austérité aveugle ne fera que casser toute
dynamique de reprise, accroître les inégalités et provoquer des
effets inverses à ceux recherchés, en allant à l’encontre de la
réduction des déficits.
Loin de porter des mesures fiscales justes, la taxation sur les
hauts revenus ne sera que temporaire alors que l’instauration de
nouvelles taxes touchera l’ensemble des Français.
Il est aussi urgent que nécessaire de mener une profonde réforme
fiscale, qui redonnera de la progressivité et de la justice à
l’impôt.
Le groupe socialiste, radical et citoyen, dont je suis porte
parole sur ce texte, proposera dans la discussion budgétaire de
réhabiliter l’Impôt sur le revenu par le plafonnement des niches, la
suppression des prélèvements forfaitaires pour que les revenus du
capital soient assujettis au même barème que les revenus du travail
et par l’adjonction à l’IR d’une tranche supplémentaire de 45% à
partir de 105.000 euros. L’Allemagne a déjà instauré cette tranche
et la Grande Bretagne l’a même portée à 50%.
Bref, encore une grande bataille qui se profile devant nous.
Vendredi 16 septembre 2011: Débat de la Primaire : Martine Aubry a
tracé le chemin pour sortir de la crise
Je tiens tout d’abord à saluer la grande tenue de ce débat. La forte
audience de l’émission montre l’intérêt suscité par la primaire et
le désir d’alternance de nos concitoyens.
Ce débat a démontré aux Français que les socialistes ont des
propositions et un socle commun qui les rassemble : le projet autour
duquel Martine Aubry a rassemblé les socialistes dans ses fonctions
de Première secrétaire.
Avec des propositions fortes, cohérentes, applicables dès le
début de la législature, Martine Aubry a tracé le chemin pour sortir
notre pays de la crise à travers un projet économique sérieux,
élaboré, ambitieux, montrant qu’aucune politique ne peut prétendre
réduire la dette sans agir simultanément sur l’emploi, la
compétitivité et le déficit public.
Ce débat a montré aussi la force de conviction de Martine Aubry,
sa capacité à fixer une perspective tout en étant proche des
préoccupations de nos concitoyens et précise dans ses propositions.
Mercredi 14 septembre 2011: Taxation des transactions financières: une
opportunité historique à saisir
Invité par l'Unesco à m'exprimer lors d'une conférence organisée par
plusieurs ONG telles que Aides et Oxfam, intitulée "Taxer les
transactions financières pour un monde plus juste : ici et
maintenant", j'ai insisté sur l'opportunité historique qui se
présentait à nous, tant le sujet était devenu aujourd'hui un combat
partagé par la grande majorité des citoyens, favorable à cette
taxation.
Ce combat, la gauche européenne et internationale entend bien le
mener jusqu'au bout. C'est ce que nous avons rappelé avec mon
collègue SPD Carsten Sielling, qui rapportait il y a quelques mois
au Bundestag notre proposition commune PS SPD. Seule une
mobilisation politique et citoyenne aussi constante que forte nous
permettra de passer du discours aux actes.
Ci dessous, un extrait audio d'une interview réalisée à la suite
de mon intervention:
Jeudi 8 septembre 2011: Le plan d'aide à la Grèce
Mes réactions ce matin sur RFI:
voici le podcast et la vidéo de mon
interview ce matin sur RFI par Frédéric Rivière dont j'étais
"l'invité du matin"
Jeudi 8 septembre 2011:
Collectif
budgétaire: plan d'aide à la Grèce et plan de rigueur Fillon,
explication de vote
Ma dernière intervention sur ce texte, juste avant qu'il soit voté par
la majorité, m'a permis de revenir sur tous les points qui opposent
les socialistes et la majorité, en termes d'équilibre des finances
publiques et surtout, en termes de justice fiscale.
Mercredi 7
septembre 2011: La rigueur Fillon: Non à la hausse de la taxe sur
les mutuelles
Malgré
les critiques du PS, les députés doublent la "taxe sur les
mutuelles"
Les députés ont
adopté mercredi 7 septembre le second collectif budgétaire de
l'année 2011, qui prévoit, entre autres, le doublement
du taux de la taxe spéciale sur les contrats d'assurance (TSCA)
applicable aux contrats maladie dits "solidaires et
responsables".
Le taux de cet impôt,
improprement
appelé "taxe sur les mutuelles", va passer de 3,5 % à 7 %,
ce qui rapportera 1,1 milliard d'euros en année pleine. Jusqu'au
vote du budget 2010, les contrats "solidaires et responsables"
étaient totalement exonérés de TSCA.
...
"Ce n'est pas en empêchant les plus
modestes de se soigner que vous réduirez la dette", a estimé
Pierre-Alain
Muet, député PS du Rhône, en faisant remarquer qu'avec cette
dernière majoration, la taxation des mutuelles passerait de "177
millions d'euros en 2008 à 3,5 milliards en 2012". Mais c'est
surtout sur le terrain de l'injustice que le débat a rebondi.
"200 millions de prélèvements envisagé sur les plus hauts revenus
d'un côté, 1,1 milliard sur le dos des mutuelles donc in fine des
assurés sociaux, est-ce cela votre conception de l'équité ?",
ont martelé les uns après les autres les députés de gauche, toutes
sensibilités confondues.
Claire
Guélaud
Article parudans l'édition du 09.09.1
Mercredi 7
septembre 2011: La rigueur Fillon en séance à l'Assemblée: question
d'actualité, extrait du débat et échos dans la presse
Ma question
d'actualité:
Mardi 3 mai 2011
: Equilibre des finances publiques: non à un projet
de loi qui relève de l'affichage politique
Oui il faut réduire les déficits. Toutefois, la solution
n'est pas une question de règle mais de volonté politique,
volonté qui a singulièrement manqué aux gouvernements depuis
2002 et que la majorité actuelle essaye de faire oublier par une
opération purement politicienne.
En 30 ans, la gauche et la droite ont gouverné chacune 15
années. Dans les 15 années de gouvernement de gauche, la France
n'a dépassé le critère des 3 % de déficit que 3 années et la
dette a toujours été inférieure à 60 % du PIB. Au cours des 15
années où la droite a été au gouvernement, notre pays a été 11
années en déficit excessif et la dette, qui avait atteint 60 %
du PIB à la fin du gouvernement Juppé et à nouveau lors de votre
retour aux affaires en 2002, n'a pas cessé d'augmenter depuis 9
ans.
Eh bien la conclusion est claire et je pense que nos
concitoyens la tireront en 2012. Pour réduire la dette et les
déficits, il n'est pas nécessaire de changer la constitution, il
faut changer de majorité.
Ci dessous une courte vidéo faite pour le groupe socialiste:
Jeudi 21 avril 2011
: Prime Sarkozy : un miroir aux alouettes
On est en pleine démagogie sarkozyste. Voilà un président qui n’a
respecté aucun de ses engagements sur le pouvoir d’achat, qui a
refusé tout coup de pouce au SMIC pendant 4 ans, qui gèle le
traitement des fonctionnaires, et sort de son chapeau une nouvelle
loi pour faire miroiter le versement d’une prime aux salariés des
grandes entreprises qui « augmentent leurs dividendes ».
Comme la promesse jamais mise en oeuvre de partage de la valeur
ajoutée en trois tiers, c’est un nouveau miroir aux alouettes. Après
une annonce initiale de 1000 euros, elle se réduit à une obligation
d’un montant non défini, assortie d’exonérations de cotisations
sociales et d’impôt sur les sociétés. De ce fait, elle sera financée
en partie par la Sécurité Sociale et l’Etat. Et surtout, elle se
substituera en fait à de véritables hausses de salaires.
Pour améliorer le pouvoir d’achat, il faut, comme le propose le
parti socialiste, relancer les négociations sur les salaires par une
conférence salariale annuelle ; conditionner les allègements de
cotisations sociales existants à l’augmentation effective des
salaires et engager le rattrapage du pouvoir d’achat du SMIC.
En ces temps d’inflation galopante et de stagnation des salaires,
ce dont ont besoin les salariés c’est d’une hausse pérenne des
salaires, pas d’une prime ponctuelle qui exclura la grande majorité
d’entre eux et ne sert qu’à masquer – dans le prochain collectif
budgétaire - un cadeau, bien réel, celui là aux français les plus
fortunés : la quasi suppression de l’ISF.
Mardi 19 avril 2011
: réduction des déficits : la droite prétend faire
demain ce qu'elle n'a jamais fait depuis 2002
Comme tous les ans, le programme de stabilité prétend que les
déficits seront réduits dans les quatre prochaines années. Or
depuis 2002, aucun des programmes de stabilité n'a été respecté
par la majorité.
Ci dessous, des extraits de mon intervention lors de
l'audition des ministres Lagarde et Baroin:
Voici également quelques liens de commentaires qu'en ont tirés
les médias :
Mercredi 13 avril 2011
: Réforme de la Fiscalité du patrimoine : un
nouveau cadeau aux plus fortunés
Dans un communiqué sur la suppression du bouclier fiscal et
l'allégement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), annoncés
par le gouvernement ce matin, Michel Sapin et moi même analysons une
réforme qui est à la fois un aveu d'échec et un nouveau cadeau aux
plus fortunés.
Mardi 12 avril 2011
: Affaire Tapie, projet du PS, rémunération des
dirigeants, réforme fiscale...: réactions dans les médias
Ci dessous,l e lien vers
l'émission "le grand journal" de BFM Mardi 12
avril
Samedi 9 avril 2011
: Un projet sérieux, crédible pour rassembler la
gauche
Non seulement notre projet répond aux 3 défis de la dette, du
chômage et des inégalités, mais il trace une stratégie précise pour
répondre à la situation conjoncturelle que nous trouverons en 2012
...
... Je salue enfin l’évolution du texte ces derniers jours qui
rétablit une contribution climat énergie nationale progressive
inscrite dans une réforme d’ensemble et qui souligne l’objectif de
sortir de la dépendance au nucléaire et au pétrole. Il y a un chemin
étroit à long terme pour une transition énergétique radicale vers
une économie économe en carbone et affranchie à terme du nucléaire.
Mardi 05 avril 2011
: Question d'actualité: ma réponse à François Baroin sur le projet du PS
Samedi 2 avril 2011
: Affaire Tapie-CDR : Pourquoi nous avons saisi la
Cour de justice de la République
Le 7 juillet 2008, le Consortium de Réalisation (CDR), portant les
actifs du Crédit Lyonnais, a été condamné par un tribunal arbitral à
verser 285 millions d’euros à Bernard Tapie, dont 45 millions pour
la réparation d’un préjudice moral. Le rapport de la Commission des
finances publié hier, comme le rapport de la Cour des comptes
–accablant - transmis à la Commission des finances, font apparaitre
des dysfonctionnements majeurs et un manque flagrant de respect des
procédures légales.
1°) Le recours à une procédure d’arbitrage demandée par Bernard
Tapie - et qui s’est avérée très favorable pour lui - est inhabituel
dans une situation où les finances de l’Etat sont en jeu. Pourquoi
la Ministre de l’Economie a-t-elle imposé cette procédure, malgré
les réserves de l’Agence des participations de l’Etat, dans une
affaire où la décision de la Cour de cassation d’octobre 2006
montrait que le terrain judiciaire classique pouvait aboutir à une
situation moins défavorable aux finances publiques ? Pourquoi
s’est-elle affranchie d’une habilitation législative ?
2°) Le compromis d’arbitrage diffère de la version votée par le
Conseil d’Administration du CDR, qui limitait « le montant de
l’ensemble de la demande d’indemnisation à 50 millions d’euros ».
Cette limite est attribuée au contraire dans le compromis
d’arbitrage au seul préjudice moral, par l’ajout de ce terme à la
phrase précédente par le président du CDR. C’était, avant même la
décision du tribunal arbitral, ouvrir la porte à une indemnisation
exorbitante. Jamais l’indemnisation d’un préjudice moral n’a été
fixée à ce niveau ; c’est tout au plus de l’ordre du million d’euros
!
3°) Pourquoi la Ministre a-t-elle décidé d’abandonner la voie du
recours fin juillet 2008, quelques jours après la décision
arbitrale, alors que le délai courait jusqu’à la mi-août 2008 et que
cette décision s’avérait très défavorable à l’Etat ? Cette décision
n’a été prise que grâce la voix du président de l’EPFR qui avait
pourtant indiqué son intention de s’abstenir, conformément à
l’usage, mais s’est finalement opposé au recours après avoir selon
lui « reçu instruction du Ministre pendant la séance ». L’agence des
participations de l’Etat dans sa note au Ministre du 22 juillet 2008
indiquait que « l’ampleur exceptionnelle de la condamnation, proche
du montant maximum des demandes formulées par les parties opposées
au CDR, justifie en tout état de cause un recours en annulation ».
Ce faisceau d’indices tend à montrer que l’ensemble de ces
décisions avaient pour objet de favoriser des intérêts particuliers
au détriment de l’intérêt général et mettent en lumière un manque
flagrant de respect des procédures légales. La Cour des comptes a
entamé une procédure contre les deux responsables du CDR et de l’EPFR.
Mais il apparaît qu’aucune de leurs décisions n’a pu être prise sans
l’accord de leur ministre de tutelle. La Ministre ayant refusé de
faire la lumière sur le rôle et les motivations du pouvoir dans
cette affaire, il ne restait d’autre choix que la voie judiciaire
pour établir la vérité. C’est la raison pour laquelle, avec
Jean-Marc Ayrault et 7 autres députés socialistes, nous avons saisi
le procureur général auprès la Cour de Justice de la République.
Mercredi 30 mars 2011
: Interdire l'exploitation des gaz de schiste
Le débat relatif aux conséquences environnementales de l'exploration
et de l'exploitation des gaz et huiles de schiste a été discuté
mardi 29 mars à l'Assemblée. A cette occasion, nous avons pu,
députés socialistes, présenter notre proposition de loi visant à
interdire l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures non
conventionnels, proposition de loi dont je suis cosignataire. En
effet, les techniques de forages sont incompatibles avec les
objectifs de protection de l'environnement et avec les engagements
du Grenelle de l’environnement et du Grenelle de la mer.
Mercredi 23 mars 2011
: Cantonales : la Croix-Rousse pour Dominique Bolliet le 27 mars !
Dominique Bolliet et sa remplaçante Valérie Amar ont été placés
en tête du 1er tour dimanche dernier, avec 28,4% des suffrages
exprimés.
En tant que maire et conseiller général, Dominique apporte
son expérience, son sens de l’écoute et des réponses concrètes
et pertinentes au service des croix-roussiens depuis 10 ans.
Attentif tant au lien social qu’à l’écologie, il porte avec
détermination la transformation du 4e arrondissement, pour en
faire un quartier plus doux, plus équilibré, respectueux du
patrimoine naturel (comme en témoigne par exemple le projet des
Rives de Saône qu’il porte avec conviction depuis l’origine).
Pour permettre l’aboutissement de ce que Dominique a déjà
engagé pour le canton et le lancement de nouveaux projets,
j’appelle à un nouvel élan de mobilisation : pas une voix ne
doit manquer à Dominique et Valérie le dimanche 27 mars !
Mercredi 16 mars 2011
:
Visite de l'Assemblée: un accès pour tous qui reste à améliorer
C'est avec grand plaisir que j'ai accueilli
Hélène, Dominique et leurs accompagnatrices Aurélie et Laéticia
à l'Assemblée aujourd'hui. Après une visite du palais Bourbon,
nous sommes allés déjeuner au restaurant des parlementaires.
L'après midi,
mes invités ont assisté à la séance tandis que je suivais des
auditions en commission.
Bien que des travaux aient été réalisés dans les
différents bâtiments qu'occupe l'Assemblée, l'accès à certains
endroits s'avère encore très délicat. Ces difficultés, qui
constituent encore trop souvent leur quotidien, nous rappellent
que les efforts doivent être poursuivis afin qu'elles
disparaissent.
Mercredi 16 mars 2011 : Inscrire la limitation des déficits dans la
constitution : une manœuvre purement politicienne
Ce matin a été présenté en conseil des ministres la proposition de
Nicolas Sarkozy d'inscrire dans la Constitution française une règle
de limitation du déficit public.
Voilà un Président de la République et un gouvernement qui n'ont
respecté aucune des règles de bonne conduite de la politique
économique et qui prétendent inscrire dans la constitution pour leur
successeurs des règles qu’il ont violées tous les jours?
Citons la limite des 3 % de déficit, le maximum de 60 % de dette,
ou le cas de la CADES, Caisse d'amortissement de la dette sociale,
dont ils ont voté la prolongation de sa durée de vie de quatre ans
en 2010 après avoir fait voter une règle interdisant de telles
pratiques!
L'institution d'une telle règle ne saura faire oublier la
responsabilité de la majorité de droite dans l’explosion des
déficits publics et de la dette, davantage liée aux mesures fiscales
prises depuis 2007 plutôt qu'à la crise: exonération fiscales et
sociales sur les heures supplémentaires, baisse de la TVA dans la
restauration, bouclier fiscal, allègements des droits de successions
… Autant de mesures qui ont durablement amputé les recettes
fiscales.
Et que dire du projet de suppression ou de forte baisse de l’ISF
à venir?
Ce débat montre bien que la nécessaire réduction des déficits
publics demande non pas une règle constitutionnelle, mais une réelle
volonté politique. Une volonté que le PS entend bien assumer.
Jeudi 10 mars 2011 : A quand une taxe pour les exilés fiscaux ?
Je
suis très favorable au système américain sur ce point. Il oblige un
citoyen américain à payer ses impôts aux Etats-Unis, quel que soit
l’endroit du monde où il habite. Rien de plus normal qu’il contribue
au financement des services publics dont il peut continuer à
profiter, même exilé. Ce système serait sans doute très compliqué à
instaurer dans le cadre européen. D’ici là, la création en France
d’une contribution spécifique pour les exilés fiscaux peut être
envisagée comme un premier pas. Quant à la déchéance de la
nationalité pour les français qui refuseraient de payer leurs impôts
en France, elle serait, dans l’état actuel du droit, jugée
inconstitutionnelle.
Vendredi 4 mars
2011 : Réforme Fillon : se préoccuper uniquement des 2 français sur
1000 qui ont les plus gros patrimoines c’est indécent !
Réaction
hier sur LCI et BFM Tele, et ce matin sur RMC sur la réforme de
l'ISF :
La suppression du bouclier fiscal est un formidable aveu d’échec
de la politique fiscale de Nicolas Sarkozy ; c’est la reconnaissance
que le bouclier fiscal est profondément injuste et que les arguments
concernant son impact sur l’évasion fiscale n’étaient pas fondés.
L’une des pistes évoquée la suppression de la première tranche de
l’ISF et l’abaissement des taux des autres tranches cela n’a rien
avoir avec les classes moyennes, c’est encore une fois un cadeau
fiscal aux plus fortunés de nos concitoyens : l’ISF ne concerne que
2 contribuables sur 1 000.
L’autre piste qui consiste à supprimer purement et simplement
l’ISF et le remplacer par une taxation des revenus du capital et des
plus values ne remplace en rien une taxation du patrimoine. Elle
n’empêchera pas l’accumulation du patrimoine par une minorité et
l’explosion des inégalités de patrimoine.
Alors que nos compatriotes souffrent du chômage et de la
stagnation de leurs revenus se préoccuper uniquement des 2 français
sur 1000 qui ont les plus gros patrimoines c’est indécent !
Ces mesures électoralistes et profondément injustes ne répondent
en rien au souci d’efficacité économique et n’ont rien à voir avec
la réforme fiscale dont notre pays a besoin et que propose le parti
socialiste : un impôt citoyen sur le revenu fusionnant l’IR et la
CSG dans un impôt progressif débarrassé des niches fiscales, plus
simple, plus clair, plus juste.
Mardi 1er février 2011 :
Question d'actualité sur la hausse de la TVA
évoquée par Jean-François Copé
Mercredi 26 janvier 2011 : Proposition de Loi pour mettre fin aux
discriminations des « Gens du voyage »
Vendredi 21
janvier 2011 : Hommage à Guylaine Gouzou-Testud
C’est avec une
profonde émotion et une grande tristesse que je viens d’apprendre le
décès de Guylaine Gouzou-Testud, plongée dans le coma depuis la
veille de Noël à la suite d’un accident cardiaque.
A son époux
Jean-Louis, à ses trois enfants, à sa famille et à ses proches, je
présente mes plus sincères condoléances.
Militante
infatigable de la cause écologique, Guylaine a porté les valeurs du
commerce équitable et de l’économie sociale et solidaire dans son
action municipale et contribué de façon décisive à faire de Lyon une
ville pilote dans ces domaines.
Je veux rendre
hommage à la sincérité de son engagement, à sa générosité et à son
attention aux autres qui caractérisaient son action à Lyon et dans
le quartier de la Croix-Rousse auquel elle était profondément
attachée. Elle nous manquera beaucoup.
Jeudi 20 janvier 2011 : Abroger la
discrimination dont sont victimes les gens
du voyageInterview
sur LCP par
Anita Hausser
Samedi 15 janvier 2011
:
Sortir de l’euro : une erreur pour la France et l'Europe
La sortie de l’euro serait une gigantesque erreur. Une erreur pour
notre pays d’abord, dont les difficultés économiques et financières
n’ont rien avoir avec l’euro, un peu avec la crise et beaucoup avec
la politique économique désastreuse conduite par les gouvernements
de droite au pouvoir depuis 2002. Une erreur pour l’Europe ensuite,
car l’éclatement de la zone euro signerait l’acte de décès de la
seule avancée politique – bien incomplète pourtant - réalisée depuis
20 ans. Livrées à la guerre des monnaies et à la spéculation sur les
monnaies nationales, les nations européennes s’enfonceraient un
peu plus dans une politique du chacun pour soi, reproduisant les
erreurs de la grande dépression des années 30.